S’adapter, toujours s’adapter, plus que jamais s’adapter…

Lundi 11 janvier 2021

Eric Dionne

Les milieux scolaires et académiques commencent l’année 2021 sous un ciel similaire à celui de 2020. La pandémie ne semble pas vouloir s’essouffler et les données issues de la santé public n’annoncent aucune bonne nouvelle au regard d’un retour à la vie normale dans un avenir proche. Le domaine de l’éducation devra donc continuer à s’adapter à cette situation difficile que ce soit les enseignants, les élèves ou encore les directeurs d’école ou les institutions d’enseignement. Dans ce paysage nuageux, on peut entrevoir quelques rayons de soleil. Le gouvernement du Québec vient, on pourrait dire finalement, de décider d’annuler les épreuves ministérielles de juin 2021. De nombreux acteurs du réseau scolaire exigeaient cette mesure afin de réduire la pression dans un contexte déjà passablement anxiogène. À ce chapitre, la province de Québec est largement en retard sur celle de l’Ontario qui avait déjà, depuis belle lurette, annoncé l’abandon des tests standardisés pour 2021. Comme on dit, il n’est jamais trop tard pour bien faire. Maintenant que la question des examens ministériels est réglée, est-ce à dire que tout est au beau fixe ? Certainement pas. Il faudra continuer de s’assurer que les élèves apprennent, il faudra mesurer ou observer les apprentissages et il faudra communiquer les résultats aux élèves, aux parents et aux institutions d’enseignement. L’annulation des examens ne changera en rien l’obligation qu’on les enseignants de rendre compte des progrès de leurs élèves. Depuis le début de l’année scolaire, de nombreux enseignants communiquent de façon efficace, mais l’annulation des épreuves, autant au Québec qu’en Ontario, fait en sorte que la communication du rendement des élèves prend encore plus d’importance. Plus que jamais, il faudra offrir des mesures aux élèves en difficulté, mais aussi à ceux qui cheminent bien et qui auront besoin de davantage de stimulations. Le contexte de l’enseignement à distance ne facilite pas toujours un apprentissage optimal et il faut malheureusement s’adapter à une situation que l’on souhaiterait tous différente. En ce sens, l’abandon des épreuves standardisées ne réglera pas tous les problèmes.

Ce n’est pas tout, Québec a décidé de repousser la date butoir du premier bulletin alors que l’Ontario a maintenu la date de la communication de ce dernier. Les médias rapportaient récemment que le taux d’échec au Québec allait friser les 33% au secondaire. Il est difficile de valider cette information, mais elle semble plausible. On peut alors se demander si le report du premier bulletin n’est pas une opération visant à réduire ce pourcentage en offrant plus de temps aux enseignants pour re-pondérer certains résultats ou encore ajuster la difficulté des évaluations qui auront lieu dans les prochains jours… On souhaite que ce ne soit pas le cas, mais il est curieux de constater ce report à quelques jours de la date prévue de la remise des résultats. Dans tous les cas, les parents et les élèves ont besoin impérativement d’être informés sur le cheminement éducatif de ces derniers. Les évaluations sont mortes, vive l’évaluation!

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